Première Guerre mondiale (1914-1918)



Le 2 août 1914, Camoin est mobilisé au 115e régiment d’infanterie à la suite de la déclaration de guerre. Il est d’abord envoyé comme brancardier sur le front des Vosges, puis est nommé cycliste du major.


En janvier 1916, il intègre finalement la Section de camouflage aux côtés des peintres André Mare, Dunoyer de Segonzac ou de l’écrivain Charles Vildrac, d’abord dans les ateliers d’Amiens, puis dans ceux de Noyon. Créé en février 1915, ce service spécial érige la technique de dissimulation en arme de guerre avec la fabrication par des artistes de caches pour rendre invisibles les observatoires et autres installations militaires.

Les missions restent tout autant périlleuses mais lui laissent davantage de temps. Il le met à profit en croquant au crayon, à l’aquarelle ou au pastel le portrait de ses compagnons d’infortune, des paysages ou des scènes de la vie quotidienne à la caserne ou à l’arrière.

En revanche, aucun dessin de combats violents ou de scènes macabres n’est connu – forme de pudeur laissant à peine soupçonner l’horreur des tranchées et témoignant de son impossibilité de représenter la guerre.

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